Pour les personnes accueillies, cet aspect de l'accompagnement des demandeurs d'asile tient une place prépondérante.
Les résidents se retrouvent dans une sitation d'attente, face à l'interdiction de travailler ou de faire des études (loi du 26 septembre 1994), ils éprouvent un sentiment d'isolement, de frustration et de désoeuvrement qui les plonge dans l'anxiété, voire l'angoisse.
Trouver quelqu'un à qui parler, une oreille attentive permet souvent de désamorcer des tensions et des conflits générés par cette situation de précarité sociale et psychologique.
Au delà du fait d'écouter, de rassurer, de soutenir et d'aider les résidents, l'équipe soiale a pour rôle d'être attentive et se doit de savoir déterminer qui de ces résidents est dans une phase nécessitant un soutien approfondi auprès de professionnel qualifié.
L'équipe est en contact constant avec des organismes spécialisés qui dispensent un suivi psychologique ou psychiatrique aux migrants : : le Centre Minkowska (Association d’ethnopsychiatres), l’AVRE (Association pour les Victimes de la Répression en Exil), le Centre Primo Lévi (qui traite les séquelles faisant suite à des mauvais traitements), ou encore le COMEDE (Comité Médical d’Aide aux Exilés) et chaque fois que cela est nécessaire les résidents y sont adressés.
La disponibilité ainsi que le sérieux du suivi administratif et social diminue les situations de grande détresse psychologique.
Pour autant, les travailleurs sociaux sont conscients qu'il ne peuvent se substituer au personnel médical, et l'échange régulier lors des réunions d'équipe, à propos de telle ou telle situation permet une meilleure prise en charge de nos résidents.