Si jusqu'en mai 2006 les conditions d'entrée et de sortie du Foyer CADA étaient déterminées par la Commission Nationale d'Admission, depuis cette date c'est le préfet de département qui oriente les demandeurs en fonction des places disponibles dans les différents centres.
Il est difficile pour le CADA de prendre en charge des personnes ayant des handicaps ou maladies nécessitant des soins médicaux lourds et quotidiens. En effet, l’association ne dispose pas d’aménagements ni de moyens humains, matériels ou financiers suffisants pour offrir à ces personnes des conditions d’accueil à la hauteur de leurs besoins. Malgré tout, chaque année, certaines situations demandent une prise en charge très importante par le personnel social : handicaps physiques, problèmes psychologiques et pathologiques graves…
La multiplicité des nationalités représentées au CADA forme une véritable mosaïque culturelle. Ceci représente une richesse qui dynamise le groupe, tant pour les acteurs sociaux que pour les résidents.
Cependant, certaines différences, notamment de niveau social, de religion ou de langues, sont parfois des obstacles à la communication et aux échanges, et renforcent certaines personnes dans leur isolement. A cela viennent s'ajouter les comportements de chacun, conséquences de parcours et de situations individuels difficiles à vivre et à évoquer : traumatismes vécus dans leur pays, éloignement de leur famille et de leur vie sociale, fuite devant l'oppression politique, religieuse, ethnique ou raciale.
Même si le CADA se doit d'apporter un confort matériel légal et un lien social, les résidents n'en sont pas moins dans une situation très précaire, marquée par une longue et pesante attente de décision OFPRA ou CNDA (Cour Nationale du Droit d'Asile), sans autorisation de travailler ni de pouvoir accéder à une formation. L'impossibilité de se projeter dans l'avenir et les difficultés à s'adapter à leur nouvelle vie en collectivité engendrent fréquemment des angoisses et tensions que viennent parfois renforcer des troubles psychologiques résultant de leur situation passée.